L'été loup continue... même si c'est la rentrée !
mardi 1 septembre 2015
dimanche 30 août 2015
St François d'Assise et le loup
Nous allons aujourd'hui parler de St François d'Assise, qui est célèbre notamment pour avoir domestiquer un loup. Au 13ème siècle, dans un petit village d'Italie, un loup faisait des ravages parmi les troupeaux et les enfants. Tout le monde souhaitait sa mort. Mais St François d'Assise, de passage dans ce lieu, expliqua aux villageois que si le loup agissait ainsi, c'est tout simplement qu'il avait faim.
Le pieux homme partit alors la recherche du loup. L'ayant trouvé, avant que l'animal n'ait le temps de se jeter sur lui, il lui parla en l'appelant "Frère Loup" et lui demanda de cesser ses ravages. Touché par les propos du saint, le loup accepta. On dit même qu'il mit sa patte dans la main de l'homme afin de conclure leur marché.
De retour au village avec le loup, il fit promettre aux hommes de nourrir le loup afin qu'il ne meure pas de faim. Les villageois acceptèrent, et c'est ainsi que le loup devint un ami de tous.
St françois est souvent représenté accompagné de son Frère loup... Enfin quelqu'un qui reconnait le loup de manière positive !
Le pieux homme partit alors la recherche du loup. L'ayant trouvé, avant que l'animal n'ait le temps de se jeter sur lui, il lui parla en l'appelant "Frère Loup" et lui demanda de cesser ses ravages. Touché par les propos du saint, le loup accepta. On dit même qu'il mit sa patte dans la main de l'homme afin de conclure leur marché.
De retour au village avec le loup, il fit promettre aux hommes de nourrir le loup afin qu'il ne meure pas de faim. Les villageois acceptèrent, et c'est ainsi que le loup devint un ami de tous.
St françois est souvent représenté accompagné de son Frère loup... Enfin quelqu'un qui reconnait le loup de manière positive !
samedi 29 août 2015
Un jeu de rôle pour les loups !
Le mois passé, nous avions parlé des loups-garous... Je reprends le même thème pour vous présenter un jeu de rôle qui a tout à fait sa place dans notre thème de l'été : Les loups-garou de Thiercelieux.
![]() |
| carte du loup garou |
Quand tout le monde a pris connaissance de son personnage, la partie commence. Le village (les joueurs) s'endort( ferment les yeux) aux ordres du meneur. Par la suite, seuls les personnes possédant une carte loup-garou vont pouvoir ouvrir les yeux. Silencieusement, ils vont désigner leur victime de la nuit parmi les autres joueurs. Cette personne ne se réveillera pas comme les autres au matin, elle sera éliminée du jeu.
Lorsque le village se réveille, on ouvre un conseil : il s'agit de désigner une personne que l'on pense être un loup-garou. Tout le monde (même les loups-garous) doit voter pour éliminer quelqu'un. Le joueur qui reçoit le plus grand nombre de vote est éliminé, qu'il s'agisse d'un loup ou non.
Le village entame alors une nouvelle nuit... et on recommence !
![]() |
| carte des villageois |
Le but de ce jeu dépend de la carte que l'on a : si on est loup-garou, il s'agit d'éliminer tous les villageois. Si on est villageois, le but est d'éliminer tous les garous.
On peut choisir de mettre dans le jeu des cartes villageoises spéciales (la petite fille, le chasseur...) . Ceux qui possèdent ces cartes vont se réveiller quand le meneur le leur demandera et pourront faire une action spéciale. par exemple, la petite fille a le droit d'espionner discrètement le conseil des loups-garous.
Il existe un jeu avec des cartes spéciales (très jolies d'ailleurs) pour jouer au Loup-Garou. Faute de posséder ce jeu, on peut jouer avec des cartes normales. Il faut dans ce cas bien définir au début de la partie quelle symbole correspondra à quel personnage (par exemple les as seront des loups-garous, la petite fille sera la dame de trèfle ...etc !).
![]() |
| carte de la sorcière |
jeudi 27 août 2015
Csali en vacances
De retour de vacances, voilà quelques photos de Csali cet été....
Je crois qu'elle n'a pas eu le temps de s'ennuyer entre...
Je crois qu'elle n'a pas eu le temps de s'ennuyer entre...
![]() |
Les baignades
Les jeux
Les balades, les crapouilles, les rangements...
Bref !
Mais bon, y'a aussi la sieste !
Et comme on est en plein dans les chiens et les loups... Quelques proverbes appropriés:
*A chair de loup, dent de chien : c’est à armes égales qu’il faut se battre avec ses adversaires et ce sont les plus communes nourritures qui sont toujours destinées aux humbles.
*Entre chien et loup : au crépuscule, quand la lumière n’est plus assez bonne pour distinguer un chien d’un loup
*Il vaut mieux hurler avec les loups et aboyer avec les chiens : il vaut mieux ne pas se faire remarquer
mardi 25 août 2015
La fable du loup et du chien
Hier, je vous ai parlé des relations entre les chiens et les loups. Vous connaissez certainement la fable de La Fontaine qui décrit les comportements opposés de ces deux animaux : le chien accepte d'être enchainé et soumis du moment qu'il ait le ventre toujours plein; le loup, lui, préfère être affamé mais libre...
Mais saviez vous que La Fontaine n'a pas été le premier à écrire cette fable ? Esope disait déjà vers le 5ème siècle avant JC :
Le loup et le chien
Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
"Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
"Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
"Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
"Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.
La Fontaine (17e siècle)
Mais saviez vous que La Fontaine n'a pas été le premier à écrire cette fable ? Esope disait déjà vers le 5ème siècle avant JC :
Un loup voyant un très gros chien attaché par un collier lui demanda : « Qui t’a lié et nourri de la sorte ? — Un chasseur, » répondit le chien. « Ah ! Dieu garde de cela le loup qui m’est cher ! Autant la faim qu’un collier pesant. »
Cette fable montre que dans le malheur on n’a même pas les plaisirs du ventre.
Phèdre, un autre fabuliste du 1er siècle avant JC, réécrivait cette histoire de manière plus longue en lui donnant cette morale : " Je dirai en peu de mots combien la liberté est douce". Je ne vous reproduis pas ici la fable en entier, elle est très semblable à celle de La Fontaine mis à part qu'elle est écrite en prose, non en vers. Néanmoins, si vous souhaitez la lire, cliquez sur l'image.
Au 12ème siècle, Marie de France, une des première écrivaine française, repris cette histoire sous le titre "La compengnie dcu Chien au Leu" :
Uns Leus et uns Chiens s’encuntrèrent,
Parmi un Bos ù il alèrent.
Li Leus a le Kien esgardei,
E puis si a à lui pallei ;
Frère, fait-il, mult estes biaus,
E mult est luisanz vostre piaus [...]
Parmi un Bos ù il alèrent.
Li Leus a le Kien esgardei,
E puis si a à lui pallei ;
Frère, fait-il, mult estes biaus,
E mult est luisanz vostre piaus [...]
![]() |
| Iconographie médiévale |
A la même époque que La Fontaine, Isaac de Benserade adapte les fables d'Esope en quatrains (strophes de 4 vers). Ce qui nous donne :
Que tu me parais beau, dit le loup au limier,
Net, poli, gras, heureux et sans inquiétude !
Mais qui te pèle ainsi le col ? Mon collier.
Ton collier ? fi des biens avec la servitude.
Net, poli, gras, heureux et sans inquiétude !
Mais qui te pèle ainsi le col ? Mon collier.
Ton collier ? fi des biens avec la servitude.
Dépendre dans les fers du caprice d’un maître,
Dure condition, disait le loup au chien ;
Il lui fit bien connaître
Que sans la liberté, tout le reste n’est rien.
Dure condition, disait le loup au chien ;
Il lui fit bien connaître
Que sans la liberté, tout le reste n’est rien.
Plus tard, au 19ème siècle, Barthélémy de Beauregard écrit la suite de la fable de La Fontaine, commençant ainsi :
On sait comment le Loup de La Fontaine,
Craignant surtout d’être mis à la chaîne,
Craignant surtout d’être mis à la chaîne,
Aux reliefs qui tentaient ses appétits gloutons
Préféra les dangers d’une vie incertaine
Et conserva ses instincts vagabonds[...]
Et conserva ses instincts vagabonds[...]
Bref, loups et chiens ont toujours beaucoup fait parler d'eux... Certainement qu'il existe d'autres versions de cette histoire, toujours est-il que La Fontaine n'a pas été le premier (ni le dernier !) a raconter cette histoire !!!
![]() |
| Illustration de Benjamin Rabier (dessinateur de la vache qui rit) pour une publicité |
lundi 24 août 2015
Le loup et le chien
Je vous avais promis de parler du chien ... Alors voilà ce que j'ai à vous apprendre !
Les premiers naturalistes définissaient le loup comme « un chien imparfait », pourtant, c’est bien le chien qui descend du loup. En effet, les premiers chiens ne sont autres que des loups, domestiqués par l’homme il y a environ 20 000 ans.
Le chien est un animal néoténique : il garde toute sa vie des traits infantiles.
Vous remarquerez ainsi que la plupart des races de chiens ont toute leur vie des oreilles tombantes, comme les louveteaux, alors qu’au cours de leur croissance, les oreilles des loups se redressent
De même, les chiens, comme les louveteaux, aboient, alors que les loups adultes maîtrisent un vingtaine de vocalises différentes pour communiquer. On remarque aussi par exemple que les chiens, comme les jeunes loups, ont la queue dressée, tandis que le loup adulte la porte généralement basse.
Le croisement entre loup et chien est possible et même pratiqué jusque récemment pour certaines races de chiens de traineau. Ce que vous ignorez peut-être, c'est que l’hybride chien/loup est nommé lycisca ou crocote. Mignon, non ?
De par leur parenté, les loups et les chiens ont donc de nombreuses ressemblances physiques et comportementales. La plus grande différence entre les deux espèces peut-être résumé par le fait que le chien est depuis toujours le plus grand ami de l’homme, tandis que le loup est son plus grand ennemi.
Pour les chrétiens, le chien est créé par Dieu, et le loup, engendré par le Diable (ou par Eve), en est son côté obscur et démoniaque.
Platon, dans « Le Sophiste » dit même « Il est vrai que le loup ressemble au chien, mais l’un est l’animal le plus sauvage, l’autre le plus apprivoisé ». En effet, le loup a toujours était le symbole du sauvage et le chien de la civilisation, de la fidélité, voir de la servilité
Parallèlement, bien que d’une même famille, le loup et le chien sont vus en ennemis. Effectivement, les chiens ont toujours été utilisés pour contrer les loup, que ce soit les chiens de bergers ou les chiens de chasse !
![]() |
| François Desportes (1661-1743) : La Chasse au loup |
En conclusion, on remarque que deux images se dégagent des relations chiens-loups : d'une part il s'agit d'animaux complémentaires. D'autre part on les considère comme des frères ennemis !
samedi 22 août 2015
Un loup, un renard et... un cheval.
Le renard, le loup et le cheval
Un Renard jeune encor, quoique des plus madrés,
Vit le premier cheval qu'il eût vu de sa vie.
Il dit à certain Loup, franc novice : " Accourez,
Un animal paît dans nos prés,
Beau, grand ; j'en ai ma vue encore toute ravie.
Est-il plus fort que nous ? dit le Loup en riant.
Fais-moi son portrait, je te prie.
Si j'étais quelque peintre ou quelque étudiant,
Repartit le Renard, j'avancerais la joie
Que vous aurez en le voyant.
Mais venez. Que sait-on ? peut-être est-ce une proie
Que la Fortune nous envoie.
Ils vont ; et le Cheval, qu'à l'herbe on avait mis,
Assez peu curieux de semblables amis,
Fut presque sur le point d'enfiler la venelle.
Seigneur, dit le Renard, vos humbles serviteurs
Apprendraient volontiers comment on vous appelle.
Le Cheval, qui n'était dépourvu de cervelle,
Leur dit : Lisez mon nom, vous le pouvez, messieurs ;
Mon Cordonnier l'a mis autour de ma semelle."
Le Renard s'excusa sur son peu de savoir.
Mes parents, reprit-il, ne m'ont point fait instruire ;
Ils sont pauvres et n'ont qu'un trou pour tout avoir ;
Ceux du Loup, gros Messieurs, l'ont fait apprendre à lire."
Le Loup, par ce discours flatté,
S'approcha ; mais sa vanité
Lui coûta quatre dents : le Cheval lui desserre
Un coup ; et haut le pied. Voilà mon Loup par terre,
Mal en point, sanglant et gâté .
Frère, dit le Renard, ceci nous justifie
Ce que m'ont dit des gens d'esprit :
Cet animal vous a sur la mâchoire écrit
Que de tout inconnu le sage se méfie.
Jean de La Fontaine
Dans cette fable, bien que Renard et Loup soient complices, c'est tout de même le loup qui reçoit la douloureuse morale !
Inscription à :
Articles (Atom)




















