samedi 9 juillet 2016

Disney : un monde de souris ?

Nous avons vu que ceux qui ont fait la célébrité de Disney, c'est Mickey Mouse et son amie Minnie...

Depuis, bien d'autres souris ont vu les jour chez Disney. Vous voulez en connaître quelques-unes ?


Dans Cendrillon (1950) on trouve toute une colonie de souris. Amies de la princesse, celle-ci leur coud des vêtements à leur arrivée, les nourrit et les protège... En échange, ce sont les petites souris qui réaliseront la robe de bal de Cendrillon.
Quatre d'entre elles sont identifiables :


 Jack-Jack et Gus-Gus


Suzy et Perla





Dans Dumbo, (1941) la souris Timothée est le meilleur ami de l'éléphanteau. La souris le console tandis qu'il est séparé de sa mère, et repoussée par les autres éléphantes.
C'est bien connu, les éléphants ont peur des souris ! C'est effectivement le cas des autres éléphantes  du cirque, mais Dumbo est l'exception qui confirme la règle !
Timothée donnera à Dumbo le courage de supporter son sort et d'y faire face en apprenant à voler...

Dans Robin des Bois (1973), un couple de souris vit dans l'église de Frère Tuck. Il s'agit de Croquenotte le joueur d'orgue et Mère-Souris sa compagne....

Généreux, ils sont prêts à faire don de leur unique pièce pour aider les pauvres de Nottingham.



Dans les Aristochats (1970), film qui pourtant nous plonge dans un univers félin, on trouve une sympathique souris : Roquefort. C'est en fait un grand ami des matous dont il partage la maison... et le souper !


Roquefort tient une place importante : quand ses amis les chats disparaissent, il se lance à leur recherche et leur sera d'un grand secours pour les délivrer d'une malle où on les a enfermés...


Peu connu, Basile détective privé (1986) raconte une enquête policière menée par une souris... Vous l'avez compris, il s'agit de Basile, personnage inspiré de Sherlock Holmes, le détective inventé par Sir Arthur Conan Doyle!


Bernard et Bianca apparaissent dans le long-métrage éponyme (1977). Membres de la SOS société, ils viennent en aide à Penny, une jeune orpheline capturée par la méchante Médusa...


Enfin, Rémy, qui tient le premier rôle dans Ratatouille (2007), n'est pas une souris mais un rat. Mordu de cuisine, il fera tout pour réaliser son rêve et devenir un grand chef, malgré les mises en garde de son frère Emile et de son père Django.

vendredi 8 juillet 2016

Une pomme symbolique

Le choix de faire "mourir" Blanche-Neige avec une pomme n'est pas dû au hasard. Ce fruit, lourd de sens, est présent dans les plus anciennes légendes.  

Vous vous souvenez tous, bien entendu, de la pomme défendue d'Eden : Ève est tentée par le serpent de croquer dans la pomme, comme Blanche-Neige sera tentée par sa diabolique marâtre...



"E malo nascitur omne malum" , dit l'Ancien Testament
"C'est de la pomme qu'est né tout le mal"

Remarquez  que le mot "malum" signifie à la fois "mal" et "pomme" en latin... Et si la pomme d'Adam et Eve n'était qu'une erreur de traduction  ?





Dans la mythologie greco-romaine, la pomme est considérée comme un cadeau amoureux.
La fameuse "pomme de la discorde", lancée par Éris causera la guerre de Troie : la déesse de la discorde, furieuse de n'avoir pas été invitée à un mariage, lance au milieu du banquet une pomme destiné "A la plus belle". Trois déesse, Aphrodite (déesse de l'amour), Héra (déesse du mariage) et Athéna (déesse de l'intelligence) pensent que le fruit leur est destiné et commencent à se disputer. 
Aucun Dieu de parvenant à les raisonner, on appelle un mortel, Pâris, pour les départager. Désireuses de gagner le concours de "Miss Olympe", les trois déesses trichent en essayant de s'acheter l'arbitre. C'est Aphrodite qui y parvient en lui promettant de lui donner la main de la plus belle mortelle, Hélène... Or, celle-ci était déjà mariée au roi Ménelas, et c'est sa fuite avec Pâris qui provoqua la guerre entre Sparte et Troie...

Le jugement de Pâris, 15ème siècle (observez le geste de Pâris, le même que fait la sorcière sur l'image précédente)


Autre histoire mythologique de pomme, celle  du jardin des Hespérides. Héra possède dans ce jardin un pommier aux fruits d'or. Trois nymphes y vivent et l'arbre est gardé par un dragon à cent têtes... Pour son 11ème travaux, Héraclès (Hercule) est chargé de cueillir trois de ces pommes d'or, ce dont il parviendra en usant de ruse : il envoie le porteur du ciel, Atlas, chercher les pommes à sa place, lui promettant en échange de se charger de son fardeau. Mais quand le géant revient avec les fruits, il lui redonne le ciel en prétendant vouloir mettre un coussin sur ses épaules... Bien entendu, une fois déchargé du ciel et en possession des pommes,  Heraclès s'en va bien vite en laissant Atlas fulminer...
On trouve également une allusion à ce fruit dans le mythe d'Atalante et Hippomène. Atalante, jeune fille sauvage et farouche, promet à son père de se marier... avec l'homme qui réussira à la battre à la course ! Évidemment, Atalante était toujours la plus rapide et elle tuait tout ceux qui perdaient... 
Jusqu'à ce qu'arrive Hippomène. Le jeune homme avait l'avantage de posséder trois pomme d'or, offerte par la déesse Aphrodite. Il les laisse tomber pendant la course, ce qui distrait Atalante : elle se met à courir après pour les rattraper ! Cette histoire, c'est la future fable du Lièvre et de la Tortue !
Bref, Hippomène remporte la victoire et Atalante est obligée de respecter sa promesse : elle l'épouse.
Changeons d'horizon : dans la mythologie nordique, l'immortalité des dieux est due à des pommes de jouvence. La déesse Idunn est chargée de conserver ces précieux aliments... Mais un jour, le géant Thjazi se métamorphose en aigle pour dérober les pommes : les dieux se mettent donc à vieillir, jusqu'à ce qu'ils parviennent à tuer le voleur et à récupérer leurs biens...

“Loki et Idunn” de John Bauer (1911)

Idunn de Arthur Rackam (1910)


Dans la mythologie celtique, Avalon, l'île magique où a été forgé Excalibur,où sont ensevelis les héros après leur mort et où vivent la fée Morgane et ses sœurs, vient du celte "aval" qui signifie "pomme". Cette île de l'éternel jeunesse, ce paradis où les fruits sont toujours mûrs et où l'on vit heureux, c'est donc "l'île des pommes"...


Chez Blanche-Neige, héritière de toute cette mythologie, la pomme reste un objet de tentation : fruit défendu (pour Eve et Adam), souhait de jeunesse éternelle (comme dans la mythologie nordique ou celtique) , de beauté (souvenez vous de la pomme de la discorde) et d'amour (comme pour Atalante...)...






Je vous laisse en paix avec Blanche-Neige à présent !
Toutefois si vous ces articles vous ont intéressés, vous pouvez aussi (re)voir:
-Blanche-Neige et les 7 chiens

jeudi 7 juillet 2016

Blanche-Neige (ou comment trouver l'amour en s'étouffant avec une pomme)

Ne vous êtes-vous pas étonné hier que je vous ai si peu parlé de la pomme de Blanche-Neige, cette pomme qui cause sa "mort" (du moins son sommeil) et qui est chargée de sens ?

C'est le moment ou jamais d'y revenir !


* Les trois tentations 

Dans le conte, l'épisode de la pomme empoisonnée est précédé de deux autres visites de la méchante reine...

Lors de sa première tentative pour éliminer Blanche-Neige, déjà déguisée afin de ne pas être reconnue, elle vient tenter la jeune fille avec des splendides corselets (des ceintures, ou des rubans selon les versions). La princesse ne peut résister et ouvre à la marchande pour en acheter un... Celle-ci lui essaie le corset et serre serre serre le lacet, jusqu'à ce que Blanche-Neige en ai le souffle coupé.
La méchante reine retourne alors chez elle, pensant en avoir fini avec sa rivale. C'est sans compter sur les nains qui, de retour de la mine, délace la princesse.

Illustration de Carl Offterdinger (19ème siècle)
La reine revient alors à l'attaque, cette fois munie d'un panier plein de peignes empoissonnés. Les nains ayant fait promettre à Blanche-Neige de n'ouvrir à personne, la jeune fille respecte scrupuleusement la consigne... Cependant, les peignes sont si beaux qu'elle se penche à la fenêtre pour permettre à la marchande de lui en passer un dans les cheveux... Mais dès que l'objet la touche, elle tombe inanimée.
Heureusement, encore une fois, les nains arrivent à temps pour sauver leur protégée !


Je vous avais parlé hier de l'attitude narcissique de la reine qui se contemple dans son miroir... Et bien on peut penser que Blanche-Neige, elle aussi, risque de tomber dans un comportement narcissique : désirant devenir plus belle qu'elle ne l'est déjà, elle accepte d'essayer un corselet pour avoir une taille plus fine et est tenté d'acheter un beau peigne pour être bien coiffée...


Cependant, la troisième tentative de la reine est couronnée de succès. Elle se présente avec une pomme à moitié empoissonnée :


"Tu mangeras la moitié qui est rouge, moi, celle qui est blanche" 
dit la reine, qui veut ainsi mettre en confiance Blanche-Neige.

Illustration de

Revenons un peu en arrière : rouge et blanc sont deux couleurs présentes chez Blanche-Neige, dès le vœu de sa mère avant sa naissance.  Bruno Bettelheim remarque que le blanc est la couleur de l'innocence, tandis que le rouge est celle du désir sexuel... Le fait que la princesse et sa belle-mère partage la pomme montre qu'elles partagent également ce désir.
Blanche-Neige est donc une héroïne en pleine apprentissage de la vie, et cet apprentissage culmine au moment où elle croque dans le côté rouge de la pomme.


Terrassée par le poison, Blanche-Neige est installée dans le cercueil de verre. Dans certains contes, avant la venue du prince, trois oiseaux rendent visite à l'endormie. Or ces oiseaux représentent symboliquement l'accès à la maturité de Blanche-Neige : une chouette (symbole de la sagesse), un corbeau (symbole de la conscience mûre) et une colombe (symbole de l'amour). 

Le réveil de Blanche-Neige marque donc son passage à l'âge adulte (comme celui de La Belle au Bois Dormant, ou comme lorsque Le Petit Chaperon Rouge sort du ventre du loup...).

Outre le fait que seul l'épisode de la pomme est conservé chez Disney, on remarque que le fruit n'est pas partagé par les deux femmes. Pour mettre Blanche-Neige en confiance, la reine lui fait croire que c'est une pomme magique, qui réalise les souhaits de ceux qui en mangent...




*Ça fait débat : Comment s'est réveillée Blanche-Neige ? 


Pourquoi Blanche-Neige sort-elle de son sommeil ? Chez Disney, la raison est très romantique : c'est le baiser magique du prince charmant qui rompt le charme de la sorcière !
Pourtant dans le conte, le remède est tout autre. Le prince qui tombe amoureux de la princesse endormie sait qu'il ne pourra plus vivre s'il ne peut la contempler. Il demande alors aux nains de l'emmener dans son palais. Un des serviteurs chargé de porter le cercueil, maladroit, trébuche ! Heureusement ! Car cela fait ressortir de la gorge de la princesse le morceau de pomme qui y était resté coincé !

mercredi 6 juillet 2016

Blanche-Neige et les 7 nains

Je vais commencer par vous parler de Blanche-Neige, car, comme nous l'avons déjà vu, c'est le premier long-métrage Disney... Cependant par la suite, je ne respecterai plus l'ordre chronologique, pour ne pas vous ennuyer avec une succession de films que vous pourriez trouver "vieillots", pour ensuite ne vous parler que de "nouveautés"...




Sorti en 1937, Blanche-Neige et les 7 nains est tiré d'un conte populaire dont on retrouve différentes versions de par le monde.  


La version la plus connue est certainement celle racontée par les frères Grimm,qui a été reprise par Walt Disney. Mais on retrouve par exemple une histoire similaire en Italie, "La fille de Sang et de Lait".
 En effet, l'histoire commence ainsi : une reine n'ayant pas d'enfant, était en train de coudre à sa fenêtre, un jour d'hiver. Elle se piqua le doigt et trois gouttes de sang tombèrent sur la neige. La femme émit alors le vœu d'avoir une fille à la peau blanche comme la neige, aux lèvres rouges comme le sang et à la chevelure noire comme l'ébène de la fenêtre...
 Or, en Italie ou dans les régions méditerranéennes,  la neige est très rare ! Dans les contes issus de ces régions, le sang perle donc sur du lait, sur du marbre ou sur un fromage blanc... Il faut bien s'adapter !
Pourtant... vous vous imaginez : "Comme j'aimerais avoir une fille blanche comme ce fromage !"... C'est un peu moins poétique que de la neige n'est-ce pas ?

Dans une autre version du conte, un comte et une comtesse, se promenant en carrosse, passent devant des amas de neige (et le comte :"Comme j'aimerais avoir une enfant à la peau blanche comme cette neige ..."), puis devant des taches de sang ("...et aux lèvres rouges comme ce sang..."), avant de voir un corbeau s'envoler ("... et aux cheveux noirs comme les ailes de cet oiseau !"). Peu après, ils rencontrent sur la route une petite fille semblable au vœu du comte. Celui-ci, tombant sous le charme de cette enfant,  l'invite à prendre place dans le carrosse... C'est sans compter son épouse qui, folle de jalousie, finit par abandonner la fillette dans la forêt...

Blanche Neige de Marianne Stokes (1880-1890)

Disney n'est donc pas parti de "rien" pour créer ce premier film...

L'histoire reste la même que celle du conte de Grimm:
La mère de Blanche-Neige meurt en lui donnant naissance. Son père se remarie à une femme très belle mais maléfique... Cette dernière prend en grippe sa belle-fille car elle devient, en grandissant, plus jolie qu'elle...  Ce dont elle se rend compte en interrogeant son miroir magique.
D'après  Bruno Bettelheim (La psychanalyse des contes de fées), le miroir représente la voix de l'enfant : petit, il trouve que sa (belle-)mère est la plus belle femme qui existe, ce que dit le miroir au début du conte. Mais tandis que la petite fille grandit et que sa mère vieillit, la première se rend compte qu'elle est, en réalité, la plus jolie... 
De plus, l'attitude de la reine devant son miroir rappelle le mythe de Narcisse qui, s'étant trop longtemps miré dans l'eau, finit par s'y noyer (ou par y prendre racine, selon les versions).  

Miroir mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ?

La reine charge donc son chasseur de tuer Blanche-Neige en forêt... mais le brave homme ne peut se résoudre à tuer une jeune fille si belle... Il se contente de l'abandonner.

Blanche-Neige fuyant dans la forêt de Franz Jüttner (1905)

 A la reine qui lui avait demandé le cœur de la princesse (ou son foie et ses poumons chez Grimm), il ramène les organes d'une biche (ou d'un marcassin). Dans le conte, la reine les dévore, certainement pour s'approprier les vertus de sa belle-fille... Notez que Disney a passé sous silence cet épisode peu ragoutant... 
Notez aussi que, symboliquement, le personnage du chasseur représente une protection face aux bêtes féroces et dangereuses (rappelez-vous que c'est un chasseur qui tue le loup dans Le Petit Chaperon Rouge et Les 3 Petits cochons...).


la reine recevant le cœur de la biche

 
Blanche-Neige trouve alors refuge chez les sept nains de la forêt, qui n'ont pas de nom dans les contes mais se prénomment Grincheux, Dormeur, Prof, Atchoum, Timide, Joyeux et Simplet chez Disney. 

Cependant, le bonheur est de courte durée, puisque la reine revient à la charge, se déguisant en vieille femme pour tenter Blanche-Neige et venir à bout de sa fatale beauté... Empoisonnée par une pomme, Blanche-Neige plonge dans un profond sommeil... N'ayant pas le cœur à l'enterrer, les nains la place dans un cercueil de verre pour pouvoir toujours contempler sa beauté.

Dans le film, la reine se tue en tombant d'un précipice, tandis que dans certaines versions du conte, elle survit jusqu'à la fin, jusqu'à ce que la princesse réveillée épouse un beau prince...La belle-mère est alors contrainte de chausser des souliers en fer rougis au feu, et de danser pour l'éternité... 

La reine se présentant au mariage de Blanche-Neige, Franz Jüttner (1905)

mardi 5 juillet 2016

Voilà Mickey !

Aujourd'hui, c'est souvent cette image de Mickey que l'on voit quand on parle de sa "naissance"



En réalité, le dessin animé qui met en scène Mickey mousse (Steamboat Willie) est le 3ème de la série, non pas le 1er comme on pourrait le penser...

En effet, Mickey apparaît pour la première fois dans Plane Crazy. Il y construit un avion, dans lequel il invitera Minnie à monter..



Minnie est donc déjà là, dès les premières aventures de Mickey !

Deuxième épisode de la série, dans The Gallopin Gaucho,  Mickey devient un "gaucho" (un gardien de troupeau en Amérique latine), monté sur un nandou (sorte d'autruche). Un chat-hors-la-loi enlève la pauvre Minnie, et Mickey doit se lancer à sa poursuite pour la sauver !

Mickey gaucho

Steamboat Willie n'est donc que le troisième épisode de la série... mais alors, pourquoi est-ce celui dont on se souvient le mieux aujourd'hui ? C'est parce que c'est lui qui a marqué le début de la renommée de Mickey. En effet, c'est le premier dessin-animé de Disney avec du son.



Si vous n'avez pas le temps de tout visionner, regardez au moins les 45 premières secondes, vous entendrez le célèbre sifflotement de Mickey.
Remarquez d'ailleurs que le son est important dans ce dessin-animé : cet air que siffle Mickey, Minnie voudrait aussi le jouer au violon... mais une chèvre ayant mangé la partition et l'instrument, c'est l'animal qui se transforme en boîte à musique. Et Mickey va se mettre en quête d'instruments de musique improvisés (un chat ou des cochonnets auxquels on tire la queue, des casseroles...) pour accompagner la mélodie.

Cette musique n'a en fait pas été inventée par Disney : il s'agit d'une chanson populaire américaine datant du 19ème siècle (Turkey in the Straw). N'empêche que cet air reste aujourd'hui encore attaché au personnage de Mickey !

lundi 4 juillet 2016

Aux origines Disney (suite)

C'est en 1926 qu'apparait réellement le "Walt Disney Studio"... Mais Mickey n'a pas encore vu le jour ! Il est précédé par un autre personnage : Oswlad the lucky rabbit (Oswald le lapin chanceux).

En voici en épisode pour ceux qui seraient intéressé (5min)





(NB : il s'agit du deuxième épisode de cette série, je ne suis pas parvenu à trouver le premier... peut-être n'a-t-il pas survécu aux ravages du temps ? Tout comme Alice in Cartoonland, les dessins-animés étaient au départ muets, la musique a été rajoutée par la suite).

Vous pouvez remarquer qu'Oswald a de nombreux traits de ressemblances avec le futur Mickey... Mis à part les oreilles, tous les deux ont le même physique !





Malgré le succès de cette nouvelle série, elle n'était pas faite pour durer : Universal Studio, qui diffuse Oswald, refuse de reconnaître les droits d'auteur de Walt Disney  pour la création de ce personnage.... S'ensuit une dispute qui marque la fin du lapin chanceux.

Walt Disney repart donc à zéro et invente un nouveau personnage : vous l'avez compris, il s'agit de Mickey Mouse !
J'ai souvent entendu dire que l'apparition de Mickey était une une réponse au très en vogue Félix le Chat de l'époque. Créé par Otto Messmer et produit par Pat Sullivan dès 1919, le rusé félin connaissait alors un succès international... Mais avec l'arrivée de Mickey, cette renommée s'est vue remise en cause... Et il est aujourd'hui bien moins connu que son concurrent souris...
La souris qui chasse le chat de l'écran, un comble n'est-ce pas !

Félix le chat

Cette fois, avec Mickey, Walt Disney a trouvé sa voix : la souris conquis le public (et le monde !).
D'autres personnages sont créés pour tenir compagnie à Mickey : Pluto et Dingo (1932), Donald (1934) bientôt accompagné de toute sa famille (Daisy, Riri, Fifi et Loulou, Oncle Picsou...)

En 1929 est lancée une nouvelle série de dessins animés : Les Syllies Symphonies, qui marque le début des courts-métrages musicaux, parlants et en couleur...

C'est en 1937, avec Blanche-neige et les 7 nains, que débute la production de longs-métrages...



Qui n'a toujours pas pris fin aujourd'hui, malgré la mort de Walt Disney !


(NB : Disney ayant racheté les studios Pixar, je ne ferai pas de différence entre les deux cet été, pour plus de simplicité)

dimanche 3 juillet 2016

Aux origines de Disney...

Disney, bien entendu, vous connaissez : même si vous n'avez pas vu beaucoup de film, même si vous n'en êtes pas fan, vous en entendez parler partout autour de vous.
Vous connaissez au moins Mickey Mouse et toute sa bande...
Mais qui avait-il au départ ? Comment tout a-t-il commencé ?
Il me semble que c'est la première chose à voir pour démarrer l'été !

C'est à Walter Elias Disney (dit Walt) que nous devons aujourd'hui tout l'univers Disney.

Statue de Walt Disney et Mickey au par Disenyland

Né en 1901 et mort en 1966 aux États-Unis, il est celui qui a réalisé les premiers dessins animés de cette compagnie aujourd'hui si célèbre (qui porte d'ailleurs toujours son nom !)

Walt Disney se tourne très vite vers le dessin humoristique. En 1919, alors qu'il travaille dans une agence de publicité, il rencontre Ub Iwerks, un autre jeune dessinateur qui deviendra dès lors son associé. L'année d'après, les deux jeunes hommes se font engager par une société de film publicitaire, avant de créer leur propre société en 1922 : Laugh-O-Gram, Inc (ou Disney Brothers Studio).

Walt Disney se lance alors dans la production de petits dessins animés, inspirés de contes de fées célèbres.
Par exemple, en 1923 paraît le premier épisode de "Alice in Cartoonland", tiré bien entendu d'Alice's adventure in Wonderland (Les aventures d'Alice au Pays des Merveilles) de Lewis Carroll.
On y voit une fillette réelle (jouée par Virginia Davis à l'origine) qui, après avoir visité un studio de réalisation de films d'animation, se trouve plongée dans le pays des dessins-animés lorsque passe le marchand de sable...

Si vous avez le temps et l'envie, voilà le premier épisode de cette série (12minutes) :



(NB : Bien entendu, la série était en noir et blanc. A noter aussi qu'au départ c'était des dessins-animés muets, le son ayant été rajouté par la suite lors des re-publications).



Suite de l'Histoire de Disney demain !
En attendant, voilà quelques photos du jardin, je vous en ai mis trop peu ces derniers temps !!!

Les lupins ont donné de magnifiques fleurs à la fin du mois de Mai... Qui ont résisté longtemps !


Les pavots flamboient...


Et nous avons planté des géraniums roses et rouges dans les jardinières...